Ecrivains
Jean Bellemère 1897-1976 (pseudonyme : Jean Sarment, acteur et écrivain)
René Guy Cadou* 1920-1951(poète),
Alphonse de Chateaubriant 1877-1951(écrivain)
Edouard-Joachim Corbière* 1845-1875 (pseudonyme : Tristan Corbière, poète)
Julien Gracq (écrivain)
Maurice Lebesque* 1911-1970(Morvan Lebesque, journaliste et écrivain)
Marcel Schwob 1867-1905 (écrivain)
Marcel Tendron 1884-1934 (pseudonyme : Marc Elder, écrivain)
Jules Verne 1828-1905(écrivain)
Jacques Vaché* 1895-1919 (ami d’André Breton)
Jules Vallès 1832-1885 (écrivain)
Fernand Xau 1852-1899 (écrivain) |
Hommes politiques
Yed Angoran (ministre de l’industrie de la Côte d’Ivoire)
François Autain (ancien ministre)
Medhi Bazargan (ancien premier ministre d’Iran)
Paul Bellamy 1866-1930 (homme politique)
Aristide Briand* 1862-1932 ( homme d’état, Prix Nobel de la Paix)
Georges Clemenceau 1841-1929 (homme d’état)
Henri Lopes (ancien premier ministre du Congo)
André Morice 1900-1990 (homme politique)
Jacques Sourdille (ancien ministre) |
Peintres
Maurice Chabas 1862- 1947(peintre)
Paul Chabas 1869-1937(peintre)
Jules Grandjouan 1875-1968 (dessinateur engagé)
Emile Laboureur 1877-1943 (peintre-graveur)
Amédée de La Patellière 1890-1932(peintre)
Maxime Maufra 1861-1918 (peintre)
Jean Metzinger 1883-1956 (peintre)
James Tissot 1836-1902 (peintre) |
Journalistes, sportif ou mathématicien
Gilles de La Bourdonnaye (triple champion olympique aux Jeux Handisports de Barcelone)
Jean Leray (mathématicien)
Joseph Poli (Journaliste)
Patrick Visonneau (journaliste) |
Musiciens, danseurs, cinéastes, acteurs
André et Georges Bellec (chanteurs du groupe “les Frères Jacques”)
Yvan Dautun (chanteur)
Jacques Garnier 1940-1989 (danseur et chorégraphe)
Jacques Grandjouan (cinéaste)
Thierry Fortineau (comédien)
Paul Ladmirault 1877-1944 (compositeur)
Yves Lecoq (comédien)
Jacques Legras (comédien)
Olivier Messiaen 1908-1992 (compositeur)
François Tusques (compositeur)
François Verret (chorégraphe) |
Industriels, ingénieurs
Louis Amieux* 1867-1936 (conserveur)
Ernest Cassegrain 1894-1916 (conserveur)
Thomas Dobrée 1810-1895 (armateur)
Eugène Dubigeon 1832-1891 (ingénieur)
Léon Jost* 1884-1941 (industriel)
Louis Lefevre-Utile 1858-1940 (industriel en biscuiterie)
Alphonse Lotz-Brissonneau 1840-1921 (ingénieur)
Arsène Saupiquet 1877-1962 (conserveur),
Constant Say 1816-1871 (raffineur)
Mais aussi un hommes d’Eglise et un historien
Félix Fournier 1803-1877 (évêque)
Victor-Lucien Tapié 1900-1974 (historien) |
Médecins,
Félix Guyon 1831-1920 (chirurgien)
Gustave Rappin 1851-1942 (médecin) |
Militaires
le général Georges Boulanger 1837-1891
le général Charles Huntzinger 1880-1941
le général de La Moricière 1806-1865 |
Toutes les notices proviennent du livre Un grand lycée de Province Le lycée Clemenceau de Nantes dans l’histoire et la littérature depuis le Premier Empire de Joël Barreau, Jean Guiffan et Jean-Louis Liters (éditions de l’Albaron 1992)
René Guy Cadou* 1920-1951(poète), né le 15 février 1920. Elève du lycée Clemenceau de la sixième à la terminale à partir d’octobre 1931. Il publie son premier recueil de poèmes en 1937, alors qu’il est en classe de première. Il entre en relation avec Pierre Reverdy et Max Jacob dont il deviendra l’ami. En 1943, avec des amis poètes dont Jean Follain, il fonde ce qu’on appellera plus tard “l’Ecole de Rochefort”. Son plus célèbre recueil a pour titre Hélène ou le règne végétal.
Alphonse de Chateaubriant 1877-1951(écrivain) Il fréquente le lycée de 1891 à 1898 et remporte trois fois le prix d’honneur. Il obtient le prix Goncourt en 1911 pour Monsieur des Lourdines, et en 1923, rencontre le succès avec La Brière. Séduit peu à peu par l’idéologie du national-socialisme, il prend parti, après la défaite, pour la collaboration, dirige l’hebdomadaire La Gerbe et préside le groupe Collaboration. En 1944, il quitte Paris pour se réfugier en Autriche. Il sera condamné à mort par contumace.
Edouard-Joachim Corbière* 1845-1875 (pseudonyme : Tristan Corbière, poète)
Né le 18 juillet 1845 à Morlaix. Entré au Lycée le 9 octobre 1860, il figure au palmarès du 8 août 1861, avec un premier accessit de narration latine et de thème latin en classe de seconde. Malade, il ne peut se présenter au baccalauréat et retourne à Morlaix en 1862. Le seul ouvrage publié de son vivant Les Amours jaunes, lui vaut d’être reconnu par Paul Verlaine qui ouvre sur Corbière sa série des Poètes maudits, continuée avec Rimbaud, Mallarmé, etc.
Haut de page
Jacques Vaché* 1895-1919 (ami d’André Breton) Né à Lorient le 7 septembre 1895. Inscrit au Lycée de Nantes en classe de seconde en mars 1911, sa présence au lycée est attestée par les palmarès en classe de première et de philosophie (entre 1911 et 1914). Mobilisé en décembre 1914, blessé sur le front un an plus tard, il est rapatrié à Nantes où il fait la connaissance d’André Breton sur lequel il va exercer une influence considérable.
Il meurt d’une overdose d’opium en 1919. La même année, Breton écrit avec Philippe Soupault Les Champs magnétiques, à la mémoire de
Jacques Vaché, et en 1920, il publie les Lettres de guerre de Jacques Vaché.
Jules Verne 1828-1905 (écrivain) Né à Nantes le 8 février 1828, Jules Verne est élève au Collège Royal durant deux années. Probablement l’année de sa Philosophie, il écrit son premier roman, demeuré inachevé, Un Prêtre en 1835. En 1846, il devient bachelier ès lettres. Il succède alors à son père dans sa charge d’avoué. Il obtient sa licence de droit à Paris d’où il reste en contact avec d’anciens élèves. Il écrit avec Georges Schwob, père de Marcel, un vaudeville, Abdallah (1849).
Jules Vallès 1832-1885 (écrivain) Né le 11 juin 1832 au Puy (Haute Loire). Il est élève du lycée de 1845 à 1850 de la troisième à la Philosophie. Il fonde à Paris en 1850 avec un condisciple le “Comité des Jeunes”, qui tente en vain de soulever le quartier latin contre le coup d’état du 2 décembre 1851. En 1857, il publie son premier roman L’Argent. Fondateur de l’hebdomadaire d’opposition La Rue, il est interné à deux reprises à Sainte Pélagie en 1868 pour des articles parus dans Le Globe et Le Courrier de l intérieur. En 1871, il prend fait et cause pour la Commune et en soutient l’action avec son journal Le Cri du Peuple. Condamné à mort, il se réfugie à Londres, et commence la rédaction de sa trilogie de Jacques Vingtras, en 1879, paraît l’Enfant.
En 1880, après le décret d’amnistie des condamnés de la Commune, Vallès rentre à Paris et publie en 1881 Le Bachelier. Il lance à nouveau avec succès Le Cri du Peuple, porte-drapeau des opinions socialistes et libertaires. Après sa mort en 1885, paraît l’Insurgé.
Jules Grandjouan 1875-1968 (dessinateur engagé) Né à Nantes le 22 décembre 1875. Dès 1896, il publie des dessins dans L’Ouest républicain et dans la revue Le Clou. En 1897, il participe au concours d’affiches de la revue. De 1897 à 1899, il réalise quatre invitations aux soirées et banquets organisés par les associations d’anciens élèves. A partir de septembre 1897, il est le directeur artistique de la Revue nantaise lancée avec ses amis du lycée. Auteur de l’album Nantes la Grise, il est aussi l’illustrateur de Bubu de Montparnasse de son ami Charles-Louis Philippe.
Dreyfusard, militant syndicaliste et antimilitariste, Jules Grandjouan est célèbre pour sa participation à l’Assiette au beurre, au Rire et à La Voix du Peuple. Souvent poursuivi pour ses dessins, il est condamné en 1911 et il quitte la France.
Dans la Russie vivante, il relate son voyage en Union Soviétique en 1925, au cours duquel il est reçu par Trotsky. Parmi ses œuvres consacrées à d’anciens élèves, il laisse des portraits de
Marcel et Maurice
Schwob, d’
Emile Laboureur, une lithographie dédiée à
Alphonse de Châteaubriant, des caricatures d’
Aristide Briand et de
Georges Clemenceau.
Emile Laboureur 1877-1943 (peintre-graveur) Né à Nantes, le 16 août 1877 ; par sa mère , Marie Grandjouan, il est le cousin de Jules Grandjouan. Il est élève du Petit-Lycée de la maternelle jusqu’à la cinquième puis termine sa philosophie au Lycée de Nantes dans la même classe que Paul Ladmirault et Alphonse de Châteaubriant. Parti à Paris pour faire son Droit, selon la volonté de ses parents, il suit les cours de peinture et de gravure de l’Académie Julian. En 1895, il rencontre le graveur Auguste Lepère qui lui enseigne sa technique puis Toulouse-Lautrec qui l’initie à la lithographie et l’aide à trouver sa voie. L’une de ses premières œuvres est une lithographie pour le 8ème concert annuel de l’Association Parisienne des Anciens Elèves du Lycée de Nantes (19 mars 1898). A la même époque il participe à l’illustration de la Revue Nantaise, dont son cousin Jules Grandjouan est le directeur artistique. Il est le fondateur, en 1923, et le président à Paris du “Groupe des peintres-graveurs indépendants” (Chagall, Dufy, Dunoyer de Segonzac etc.) qui expose, en ses vingt ans d’existence, les œuvres des membres du groupe et celles de Derain, Matisse, Picasso, Vlaminck, etc. Il œuvre, dans les années trente pour le renouvellement de l’art du timbre en France. Il illustre les œuvres de Colette, Valéry Larbaud, Maeterlinck, André Maurois, Proust, Oscar Wilde.
Haut de page
Aristide Briand* 1862-1932 (homme d’état, Prix Nobel de la Paix) Né le 28 mars 1862 où ses parents ont tenu divers établissements : auberge, dépôts de vins ou café-chantant. Il est entré au lycée de Nantes le 15 février 1878 comme interne. Grâce à de bons résultats en troisième, il est dispensé de la classe de seconde.
Il est cofondateur en 1901 avec Jean Jaurès, du socialiste français, rapporteur en 1905 de la Loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat. A partir de 1906, il est 24 fois ministre et 11 fois président du Conseil et partage en 1926 le Prix Nobel de la Paix ; c’est lui qui en 1929 lance l’idée des “Etats-Unis d’Europe”.
Georges Clemenceau* 1841-1929 (homme d’état) Né le 28 septembre 1841 à Mouilleron-en-Pareds (Vendée). Entré au lycée en octobre 1852, le futur homme d’Etat y poursuit ses études jusqu’au baccalauréat ès lettres en 1858 qui précède son inscription à l’Ecole de médecine de Nantes.
Membre fondateur des deux associations d’anciens élèves, celle de Nantes et celle de Paris, il est surtout très actif au sein de la seconde. En 1922, il inaugure le Monuments aux morts du lycée, dû à Siméon Foucault (ancien élève). Le 26 avril 1931, André Tardieu, ancien président du conseil et ancien collaborateur du “Tigre”, inaugure au Lycée le monument Clemenceau.
Georges Boulanger 1837-1891(général) Né à Rennes le 29 avril 1877, il est élève du lycée de Nantes entre 1848 et 1853, puis entre à Saint-Cyr en 1855. De 1883 à 1887, il est l’un des convives les plus fidèles de la toute jeune association parisienne des anciens élèves du lycée de Nantes. Ainsi devenu ministre de la guerre, avec l’appui de Clemenceau et des radicaux, trois semaines auparavant, il participe au dîner du 30 janvier 1886 qui réunit autour de lui les anciens élèves Chassin, Vallès, Xau…
Très populaire, il regroupe autour de lui les mécontents de l’extrême gauche à une droite dure nationaliste. Les réformes de l’armée qu’il entreprend et son hostilité à l’Allemagne le font écarter du ministère. Mis à la retraite, il se présente aux élections et est élu dans quatre départements français. Accusé de complot contre l’état en 1889, il est condamné par contumace et forcé de fuir en Belgique où il se suicide en 1891.
Ernest Cassegrain 1894-1916(conserveur) Né le 1er mars 1862 à Nantes où son père Charles est charcutier. Au lycée il est élève en primaire et plus tard suit les cours de l’Enseignement spécial industriel et commercial. Il travaille dans l’usine pour la fabrication des salaisons et des conserves alimentaires, créée par son père en 1868.
Arsène Saupiquet 1877-1962(conserveur), Né 17 octobre 1877 à Nantes, il est le fils d’Arsène Saupiquet, créateur en 1877 de la société de conserves Saupiquet. En mars Arsène Saupiquet Père démissionne de l’entreprise (12 magasins en Bretagne et en Vendée) dont il n’était plus que le directeur depuis 1892 et crée avec son fils une conserverie “Saupiquet et Fils” qui concurrence son ancienne société.
James Tissot 1836-1902 (peintre) Né le 15 octobre 1836 à Nantes, il poursuit ses études à l’école primaire élémentaire du collège royal de 1842 à 1844. A l’adolescence, il crée dans sa chambre une petite école de peinture avec Hippolyte Dubois (peintre et ancien élève)et ils partent ensemble à Paris. Recommandé par sa mère au peintre Elie Delaunay, Tissot est à Paris élève de Lamotte et Flandrin. Vers 1857, il se lie d’amitié avec Degas.
Le premier tableau qu’il expose, en 1857, est le portrait de sa mère. Il débute au Salon de 1859 avec des dessins de vitraux pour une église de Nantes. A Paris puis à Londres où il s’installe après la guerre de 1870 et la Commune, il connaît un grand succès avec ses “scènes de la vie moderne” et ses études de la femme, comme ses Quinze tableaux sur la femme à Paris(1880).
Jacques Garnier 1940-1989 (danseur et chorégraphe) Né à Croix de Vie le 29 novembre 1940. Il remporte au Conservatoire nationale de musique et de danse le premier prix de danse classique et d’histoire de la musique. Il étudie aussi la danse moderne et l’art dramatique. Entré en 1863 à l’Opéra de Paris, il est nommé sujet en 1967 et participe aux grandes créations de l’Opéra avec Roland Petit, Maurice Béjart et Georges Balanchine. Il signe en 1968 la chorégraphie de la comédie musicale de Patrice Chéreau le Drame de la rue de Lourcine. Au cours de voyages aux Etats-Unis, il travaille avec Alvin Ailey et Merce Cunningham. En 1971, il quitte l’Opéra et crée avec Brigitte Lefèvre une compagnie de danse contemporaine, c’est l’expérience du Théâtre du silence qui dure dix ans. En 1981, il crée et dirige à l’Opéra de Paris le “Groupe de recherches chorégraphiques” (GRCOP).
Jean Bellemère 1897-1976 (pseudonyme : Jean Sarment, acteur et écrivain), né à Nantes le 13 janvier 1897 à Nantes. Elève du Petit Lycée avant d’entrer au Grand Lycée en 1910. Il est avec
Jacques Vaché un des membres actifs d’un groupe de lycéens qui s’exprime à travers les revues En Route, Mauvaise Troupe, et Le Canard Sauvage. Elève du conservatoire d’art dramatique de Nantes, il abandonne ses études pour aller au Conservatoire d’art dramatique de Paris. Acteur réputé, il interprète ses propres œuvres dont les plus célèbres La Couronne de carton, Léopold le Bien-Aimé, Madame Quinze, Mamouret.Il est aussi l’auteur de deux romans dans lesquels il évoque le lycée de Nantes, Jean Jacques de Nantes et Cavalcadour. Durant la guerre, il préside la section théâtre du mouvement Collaboration.
Haut de page
Maurice Lebesque* 1911-1970 (Morvan Lebesque, journaliste et écrivain) Né à Nantes le 21 janvier 1911. D’origine très modeste, il fait ses études au lycée comme boursier, de la classe de neuvième jusqu’à la classe de philosophie.
Il commence sa carrière de journaliste à Nantes à L’Echo de la Loire. Montant à Paris, il collabore à plusieurs journaux avant de devenir chroniqueur politique au Canard Enchaîné. Son livre le plus connu est Comment peut-on être breton ? Il meurt au Brésil en 1970 au cours d’une tournée de conférences sur la culture bretonne.
Marcel Schwob 1867-1905 (écrivain) Né à Chaville le 23 août 1867, frère de Maurice, également ancien élève. Très brillant élève au lycée de Nantes de 1878 à 1881, il poursuit ses études au Lycée Louis-Le-Grand à Paris. Il livre ses premiers travaux littéraires (essais poétiques, traductions). Il échoue à l’Ecole Normale mais est reçu premier à la licence. Il publie en 1889 une étude sur l’argot français et trois premiers contes inspirés de la région nantaise dont La Grande Brière. Il collabore comme journaliste au Phare de La Loire, dirigé par son frère, à l’Evénement et à L’Echo de Paris où il dirige le supplément littéraire. Alfred Jarry, reconnaissant de lui avoir ouvert les colonnes du supplément lui dédie Ubu Roi en 1896. Il est aussi l’ami de Valéry, Verlaine Gide et un des premiers à découvrir Claudel.
Parmi ses œuvres les plus connues, des contes, souvent fantastiques Cœur Double, Le Roi au masque d’or, Le livre de Monelle, et une étude littéraire : les Vies imaginaires.
Marcel Tendron 1884-1934 (pseudonyme : Marc Elder, écrivain) Né à Nantes le 31 octobre 1884. Entré au Petit Lycée de Nantes en maternelle, il est élève au grand lycée en rhétorique et en philosophie (1901-1904). En 1913, il obtient le prix Goncourt avec Le peuple de la mer, l’emportant sur Le Grand Meaulnes. Romancier, critique et historien d’art, il joue un grand rôle dans la vie culturelle nantaise et en 1919 devient le président de la Société d’initiative et de documentation artistique dont le but est d’ouvrir le musée des Beaux-Arts de Nantes à l’art moderne.
Maurice Chabas 1862- 1947(peintre) Né le 21 septembre 1862 à Nantes, il expose au Salon d’automne et au Salon des Tuileries. Il participe aux expositions universelles de Paris (1900) et de Bruxelles (1910). Portraitiste, il peint surtout des paysages poétiques et plus tardivement des compositions allégoriques à tendance psychologique ou métaphysique.
Haut de page
Paul Chabas 1869-1937(peintre) Né le 7 mars 1869 à Nantes. Elève comme son frère de Bouguereau et de Tony Robert-Fleury, il débute au Salon des artistes français en 1885 où il expose des portraits. Travaillant sur le thème de l’eau, en Bretagne ou au bord du lac d'Annecy, il invente ces compositions de baigneuses qui ont fait son succès. Membre de l’académie des beaux-arts (1921), président de la société des artistes français (1925-1935), il est à partir de 1924, membre du conseil d’administration de l’association parisienne des anciens élèves.
Maxime Maufra 1861-1918 (peintre) Né le 17 mai 1861 à Nantes. Il passe une dizaine d’années au lycée de Nantes où il fait la connaissance d’Aristide Briand et de Charles le Goffic (anciens élèves). Envoyé par son père à Liverpool en 1883 pour y apprendre les affaires il voyage et découvre à Londres la peinture de Turner et Constable. De retour à Nantes, le peintre Charles Le Roux (ancien élève) et le sculpteur Charles Lebourg l’encouragent à exposer au Salon des artistes français, puis à se consacrer à la peinture plutôt qu’aux affaires.
Installé à Pont-Aven, il rencontre en 1890, Sérusier et Gauguin. En 1893, il transporte son atelier à Paris, à Montmartre, au Bateau Lavoir – où il accueille Briand - puis à Montparnasse. Il voyage, principalement en Bretagne et participe avec Charles Le Goffic, à la naissance de l’Union régionaliste bretonne. Alors que sa période de création se situe, dans l’histoire de l’art, de l’impressionnisme au début du cubisme, sa peinture reste en dehors des classifications.
Jean Metzinger 1883-1956 (peintre) Né le 24 juin 1883 à Nantes, il affirmera détester sa ville natale. Il entre au lycée en décembre 1896. Installé à Paris dès l’âge de 20 ans, il peint influencé d’abord par Seurat et par le fauvisme mais se convertit dès 1909 aux démarches cubistes. Il expose en 1910 le portrait de son ami Guillaume Apollinaire. En 1911, il accroche au Salon des indépendants des tableaux qui suscitent de vives réactions. En 1912, avec Albert Gleizes, il écrit Du Cubisme, premier ouvrage théorique consacré à ce mouvement. Véritable porte-parole du groupe des cubistes, il tâche de mieux faire comprendre au public cette démarche.
Paul Ladmirault 1877-1944 (compositeur) Né à Nantes le 8 décembre 1877 d’un père raffineur, il suit les cours du lycée de 1890 à 1895. Il est le condisciple d’Alphonse de Châteaubriant et un temps de son ami Emile Laboureur. Parallèlement, il étudie la musique. En 1888, il compose une “Sonate pour violon et piano”. A quinze ans en classe de seconde, il compose son premier opéra “Gilles de Rais” qui, donné à la Salle des Beaux-arts de Nantes le 18 mai 1893, rencontre les faveurs du public. En 1895, il entre au Conservatoire de Paris où de 1897 à 1904, il est l’un des élèves préférés de Gabriel Fauré, et le condisciple de Florent Schmitt, Maurice Ravel et Georges Enesco. Sa carrière parisienne est alors brillante, il est l’un des animateurs de la société nationale de musique ; il reçoit les encouragements de Debussy pour Le Chœur des Ames de la forêt tandis que Fauré et Ravel sont ravis par sa Suite Bretonne. Après la première guerre mondiale, il quitte Paris pour revenir à Nantes. En 1920, il est nommé professeur de contrepoint et de fugue au Conservatoire de Nantes.
Olivier Messiaen 1908-1992 (compositeur) Né à Nantes le 10 décembre 1908 de Cécile Sauvage, poète et Pierre Messiaen, lui-même professeur d’anglais au lycée de Nantes en 1914. En dehors du lycée, il travaille piano, solfège et harmonie. Dès 22 ans il est titulaire du grand orgue de l’église de la sainte Trinité de Paris, professeur au conservatoire de Paris de 1941 à 1973. Maître incontesté de la musique contemporaine, illustre compositeur et organiste, et animé d’une foi profonde, Olivier Messiaen est revenu à Nantes à l’occasion de la célébration de son 80ème anniversaire. Dans son œuvre citons : Les trois petites liturgies de la présence divine (pour orchestre et chœur), La Nativité du Seigneur (pour orgue), Les Vingt regards sur l’Enfant Jésus (pour piano), et un opéra Saint François d’Assise. A signaler la création en 1941 alors qu’il est en captivité de son Quatuor pour la fin des temps avec trois de ses compagnons de captivité, à Görlitz, devant cinq mille prisonniers.
Haut de page
Paul Bellamy 1866-1930 (homme politique) Né le 27 octobre 1866 à Brest (Finistère) Licencié en droit, il succède à son père dans la charge de greffier en chef du Tribunal civil de Nantes. Entré au conseil municipal de Nantes en 1908, il est premier adjoint sous Gabriel Guist’hau, conseiller général de la Loire Inférieure et Maire de Nantes de 1910 à 1928.
André Morice 1900-1990 (homme politique) Né le 11 octobre 1900 à Nantes dont son père est conseiller municipal de 1911 à 1927. En octobre 1945, il est élu député radical-socialiste de la Loire Inférieure et vote contre la constitution de la IVème République. De novembre 1947 à juin 1953, il est membre du gouvernement presque sans interruption : après un poste au ministère de l’éducation nationale, il est ministre de la Marine marchande, ministre des Travaux publics, des Transports et du tourisme. Ministre de la défense et des Forces armées pendant la bataille d’Alger, il sera attaqué pour la mise en place à la frontière algéro-tunisienne d’un barrage de barbelés électrifiés. Après 1958, hostile au général de Gaulle, il est favorable à l’Algérie Française. Il est Maire de Nantes de 1965 à 1977.
Charles Huntzinger 1880-1941(général) Charles Léon Clément Huntzinger est né le 25 juin 1880 à Lesneven (Finistère). En 1896, il rentre comme pensionnaire boursier national au lycée en classe de Mathématiques élémentaires et devient bachelier. L’année suivante, il a pour condisciple, en préparation à Saint-Cyr Alphonse de Châteaubriant. A sa sortie, il choisit l’infanterie de marine.
A l’armistice, il est chargé par le maréchal Pétain de recevoir les conventions d’armistice à Rethondes le 22 juin face à Hitler puis à Rome le 24 juin. A partir de septembre 1940, il est ministre sous-secrétaire d’Etat à la guerre et commandant en chef des forces terrestres et assure l’intérim du secrétariat d’Etat à l’Education nationale et à la Jeunesse.
Haut de page
La Moricière 1806-1865 (le général) Christophe-Léon-Louis Juchault de La Moricière est né à Nantes le 5 février 1806. Prix d’honneur de Mathématiques spéciales en 1822 au Collège Royal, il entre à l’Ecole polytechnique en 1824. Officier du génie, à la tête des zouaves, il participe à la colonisation française de l’Algérie. En 1845, il devient gouverneur de l’Algérie et organise l’expédition qui conduit à la prise d’Abd-El-Kader (1847). Nommé député de la Sarthe en 1846, il se rallie à la République en 1848 puis il combat l’insurrection de juin à Paris ; il est ministre de la guerre du 28 juin au 20 décembre 1848. Vice-président de l’Assemblée législative, opposé à la politique du prince-président, il est arrêté au coup d’état du 2 décembre 1851. Exilé en Belgique il n’est autorisé à rentrer en France qu’en 1858. Un cénotaphe est élevé en son honneur dans la cathédrale de Nantes.
Félix Guyon 1831-1920 (chirurgien) Né le 21 juillet 1831 à Saint Denis de la Réunion, d’une mère créole et d’un père originaire de Lorient, médecin. En 1845-1846, il est élève de troisième notamment avec Jules Vallès. En 1849, il entre à l’Hôtel-Dieu de Nantes et poursuit ses études médicales à Paris. Docteur en médecine (1858) puis chirurgien (1862), il devient agrégé en 1862. Membre puis président de l’académie de médecine, il devient aussi membre et président de l’Académie des sciences.
Gustave Rappin 1851-1942 (médecin) Né à Nantes le 25 février 1851, il est élève du lycée de Nantes de 1861 à 1870.Après six années dans le commerce selon la volonté de son père, il entre à l’Ecole de médecine de Nantes et soutient la première thèse sur un sujet de bactériologie, travaux contemporains mais indépendants de ceux de Pasteur. Installé comme médecin à Sautron, il obtient en 1895, la première chaire de microbiologie créée en France.
Trois ans plus tard, il devient directeur du laboratoire de bactériologie de l’Institut Pasteur, direction qu’il assurera pendant plus de quarante ans. On lui a attribué le rôle de précurseur de Fleming concernant les antibiotiques. Radical-socialiste, il participe à la vie nantaise et est élu au Conseil municipal. Ses souvenirs du lycée ont été publiés dans le Vieux-Bahut(1989).
Fernand Xau 1852-1899 (écrivain plutôt journaliste d’après la notice) Né le 22 avril 1852 à Nantes. Il débute comme journaliste en 1874 dans La Lorgnette, le journal des théâtres, puis il fonde Le Foyer, L’Etincelle, La Silhouette, publications littéraires éphémères, puis il entre au Phare de La Loire. En 1880, il publie une brochure sur Emile Zola. Parti à Paris, il est l’un des premiers reporters de la capitale et il innove en pratiquant l’interview. En 1893, il fonde Le Journal, quotidien“littéraire, artistique et politique”, qui connaît un grand succès et s’est attaché des collaborateurs prestigieux : Octave Mirbeau, Alphonse Allais, Maurice Barrès, Jules Renard, Séverine.
Amédée de La Patellière 1890-1932(peintre) Né le 5 juillet 1890, à Vallet. Après des études classiques à Vannes, il est en 1909 parmi les reçus à la deuxième partie de baccalauréat de Mathématiques du Lycée de Nantes. Il se sent attiré par la peinture et entre à l’Académie Julian à Paris. Son œuvre comprend environ 950 tableaux et 300 dessins. En 1930 il rencontre et se lie d’amitié avec Jean Giono dont il illustre le roman Collines de 12 lithographies.
Louis Amieux 1867-1936 (conserveur) Né à Nantes le 13 juillet 1867, est un des fils de Jean-Maurice Amieux co-fondateur de la conserverie Amieux-Frères. Sorti en 1885 de l’Ecole supérieure de commerce de Paris, Il entre à 22 ans dans l’industrie de la conserve en devenant le collaborateur de son père. A la mort de celui-ci, en 1919, il dirige avec un de ses frères, la conserverie dont la réputation s’étend au monde entier. En 1923, il installe rue des Salorges dans l’usine désaffectée du conserveur Joseph Colin, le “Musée technique et rétrospectif de la conserve”, ancêtre de l’actuel musée des Salorges.
Thomas Dobrée 1810-1895(armateur) Jean-Frédéric-Thomas Dobrée, né à Nantes le 30 août 1810 est le fils du riche armateur Thomas Dobrée. Arrivé au Collège Royal en 1825, il remporte en août 1828, un prix d’excellence de chimie en classe de philosophie. Quelques mois plus tard la mort de son père lui laisse une grande fortune qu’il ne cessera pas de développer mais il abandonne l’armement des navires Il consacre sa vie aux beaux-arts et à ses collections ; pour abriter ses livres rares, ses manuscrits et autres objets d’arts il fait construire à Nantes un palais de style médiéval qui constitue une partie de l’actuel Musée Dobrée.
Haut de page
Eugène Dubigeon 1832-1891(ingénieur) Né à Nantes le 8 novembre 1832, fils de Théodore Dubigeon constructeur de navires qui sera maire de Chantenay. En 1852, il remporte au Lycée le prix d’honneur en Mathématiques spéciales et est reçu à l’Ecole Polytechnique. Ingénieur civil, il est constructeur de navires à Chantenay, à la suite de son père ; il donne une impulsion
Léon Jost* 1884-1941 (industriel) Né à Nantes le 14 novembre, il est le fils du fondé de pouvoir de la Biscuiterie Lefèvre-Utile. Il est élève du Grand Lycée de la classe de huitième au baccalauréat de l’enseignement secondaire moderne. Il fait toute sa carrière dans la maison L.U et devient directeur de la fabrication. Blessé lors de la Grande guerre, il est amputé de la jambe gauche. Président départemental à partir de 1926, de l’Union nationale des mutilés et réformés anciens combattants, il accède à de nombreuses responsabilités dans des organisations d’anciens combattants. Il rencontre à plusieurs reprises Aristide Briand. Le 28 juillet 1940, il devient président du Comité départemental d’aide aux prisonniers. En plus d’apporter secours et nourriture aux prisonniers des camps du département, il accueille aussi clandestinement les évadés et les aide à franchir la ligne de démarcation. Léon Jost et ses camarades sont arrêtés par les Allemands entre le 15 et le 21 janvier 1941. Le 22 octobre 1941 il est au nombre des quarante-huit otages exécutés sur ordre d’Hitler, en représailles de la mort d’un commandant allemand abattu le 20 octobre. Les souvenirs écrits en prison par Léon Jost, entre mai et juillet 1941 ont été édités.
Louis Lefevre-Utile 1858-1940 (industriel en biscuiterie). Né le 6 octobre 1858, à Nantes où ses parents Jean Romain Lefèvre et Pauline Isabelle Utile tiennent une pâtisserie rue Boileau. Après un voyage d’études en Angleterre sur les biscuits anglais, Louis rachète en 1882 le magasin de ses parents et crée une usine sur les bords de la Loire en face du Château des Ducs et de la gare. Il pourra y fabriquer le fameux “Petit Beurre LU” conçu en 1886. Homme d’affaires avisé et créatif, il soigne la publicité de sa marque et la présentation de ses produits par des affiches, des “produits dérivés” (boite en fer en blanc, assiettes, série de cartes des Contemporains célèbres) décorés par des peintres et des graphistes renommés.
Alphonse Lotz 1840-1921 (dit Alphonse Lotz-Brissonneau, ingénieur) Alphonse-François-Adolphe Lotz, né le 19 février 1840 est le fils du fondateur avec Paul-Henri Renaud d’une entreprise de constructions mécaniques rivale de celles des frères Brissonneau. 2lève du lycée il devient ingénieur de l’école centrale des Arts et manufactures. En 1866, il épouse la fille de Mathurin Brissonneau (futur maire de Nantes) et devient l’associé de son beau-père. Alphonse est aussi mécène et l’un des bienfaiteurs de la bibliothèque de Nantes.
Constant Say 1816-1871(raffineur) Né le 11 avril 1816 à Nantes, son père Louis Say est le fondateur à Nantes d’une raffinerie de sucre devenue l’une des plus importantes en France. Constant say est en sixième en 1827-1828 et en 1830-1831, il suit les cours préparatoires au commerce du Collège royal.
Félix Fournier 1803-1877(évêque) Né à Nantes le 3 mai 1803, d’une famille de colons de Saint Domingue. Elève au petit séminaire de Nantes, il apparaît en 1814 au palmarès du Lycée Impérial en première année de grammaire. Ordonné prêtre en 1827, il est vicaire puis de 1836 à 1870, curé de Saint-Nicolas. En 1848, il est l’un des élus de Nantes à l’assemblée constituante. La même année il est l’un des fondateurs de la Société archéologique et historique de Nantes. En 1870 il est évêque de Nantes. Il favorise le développement libre et des congrégations religieuses et il développe de nombreuses œuvres caritatives.
Victor-Lucien Tapié 1900-1974 (historien) Né le 29 juillet 1900 à Nantes, il fait ses études au Lycée de la maternelle à la Philosophie (1905-1917). Il est le condisciple de Louis Joxe dans la khâgne du lycée Lakanal à Paris. Licencié es lettres (1920), agrégé d’histoire et de géographie (1925), docteur es lettres (1934), il est professeur aux lycées de Châteauroux et de Strasbourg, au lycée Louis-Le-Grand à Paris, puis à la Faculté des lettres de Lille, à l’Université de Rio de Janeiro. Il est professeur à la Sorbonne de 1949 à 1970. Il est membre du Conseil de l’Université de Nantes (1971) et préside l’Association parisienne des anciens élèves.
Haut de page